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Charlotte Tessmann, 28 août 2018

En congé près de Rouen pour quelques jours en ce mois d’août, j’ai eu l’occasion de visiter la Maison Sublime, le monument juif le plus ancien de France, découvert par hasard en 1976 et construit vers 1100. Au-delà de cette bâtisse de 10 sur 15 mètres, ornée de décors géométriques ou de motifs d’animaux, une quinzaine de graffitis en hébreu dont celui qui donnera son nom au bâtiment : « Que cette maison soit sublime pour l’éternité », tiré du livre des Rois.


C’est exactement ce que je souhaite pour la Synagogue de la rue Copernic, qu’elle soit « sublime pour l’éternité ». Qui sommes-nous pour modifier, détruire ou reconstruire complètement différemment aux plans d’origine un édifice et lieu de culte? Qui sommes-nous pour effacer de la mémoire historique, une architecture certes vétuste, mais parfaitement réhabilitable ? Comment de pas respecter et préserver ce cocon Art déco, enveloppe protectrice de tant de prières, célébrations et recueillement qu’aucun édifice moderne parviendra à reproduire ?


Les murs de Copernic ont nourri tous les messages de tolérance et fraternité de la communauté juive libérale française depuis 1907. Ne laissons pas quelques esprits non éclairés et avides d’intérêt personnel saccager la mémoire historique et celle de nos ancêtres.


Avec tout mon soutien pour le courage et l’engagement d’APPC.

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