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Assemblée générale de l'ULIF du 6 juillet 2017historique et déroulement

L’Assemblée Générale de l’ULIF devait être un moment important dans notre combat pour la sauvegarde de la synagogue historique de Copernic. Pour la préparer en conséquence, nous entreprîmes des démarches bien en amont.


Dès le mois de février 2017, nous pûmes examiner les statuts en vigueur de l’ULIF, que le secrétariat avait accepté de nous adresser.


Dans le courant du mois de mai, en prévision de l’Assemblée Générale, nous adressâmes au Président de l’ULIF deux lettres (recommandées A/R), énumérant la série de questions précises que nous souhaitions voir intégrées à la rubrique « Questions diverses » de l’ordre du jour.


N’ayant pas reçu de réponse de la part du Président, il nous parut important de comprendre l'historique et la légalité de la décision de démolir notre synagogue et de faire construire un « Nouveau Copernic » à sa place. À cette fin, il nous semblait nécessaire de consulter les procès verbaux des Assemblées Générales des dix dernières années. À titre de cotisant, nous en adressâmes la demande au Président, cette fois-ci, par l’intermédiaire d'un avocat. Contrairement à la pratique courante des associations régies par la loi de 1901, il refusa de nous les communiquer (lettre recommandée A/R du 3/07.17).


Les comptes de l’an passé furent certes mis à la disposition des cotisants, avec la stricte interdiction, cependant, de prendre des photographies ou des notes.


Devant le refus de la part de l’ULIF de nous communiquer les procès verbaux, nous fûmes contraints de donner à nos efforts de résistance un appui officiel, en demandant la présence d’un huissier à l’Assemblée Générale (autorisée par ordonnance du juge). L’huissier, accompagné de sa sténotypiste, put prendre des notes, préparant ainsi un compte rendu juridiquement recevable des échanges.


Sans surprise, l’Assemblée Générale ayant été convoquée à la limite des congés scolaires, le nombre de membres présents fut extrêmement limité : 13 ou 14 personnes du CA, et à peu près 13 membres de Copernic (dont 4 de l'APPC, munis de 7 procurations). Les étapes conventionnelles d’une Assemblée Générale passèrent sans événement : rapport moral, présentation des comptes déclarés « en équilibre ». Pourtant, personne ne sait où avaient été puisés les 500 000 € pour payer les cabinets d'architectes (répartis sur quatre années, comme on nous l’avait confirmé lors de la « réunion d'information » du 28 juin).


Les questions que nous avons souhaité voir traitées furent écartées au cours de l’Assemblée Générale, au motif que celle-ci se limitait à l’exercice de l’année écoulée. Cette objection peut paraître recevable, mais elle signifie clairement que jamais la communauté ne sera invitée à échanger autour du projet de démolition/construction dans une instance officielle. Toute discussion ouverte n’aura lieu que dans les « réunions d’information », sans vote et dépourvues de toute valeur institutionnelle.


Quand nous demandâmes néanmoins à parler du chantier, on nous répliqua que la « Réunion d’information » du 28 juin avait suffisamment traité cette question. Conséquence : nous pourrons éventuellement parler de ce projet une fois que l’édifice historique aura été démoli.


L’ambiance de l’Assemblée fut tout sauf sereine. Le CA avait fait venir ses témoins officiels, et ses partisans qui pouvaient noyer les échanges dans le bruit de leurs applaudissements. Deux remarques mériteraient d’être citées (de mémoire) pour témoigner de l’esprit de la réunion : « Pourquoi, alors que toute la communauté est pour le Nouveau Copernic, sommes-nous obligés de supporter les voix de quelques troublions néfastes pour la paix de la communauté ? » Et : « Lorsque ma salle de bain est vieille, je la renouvelle, non ? ». On comprend que le mot patrimoine ne provoqua que des ricanements parmi l’assistance.


Étrangement, le CA hésitait sur le nombre réel des cotisants. Quand on lui posa la question, la réponse fut 985 familles, ensuite on porta le nombre à 1 035, puis à 1 500. Quel que soit le chiffre réel, il permet de dissimuler avantageusement la réalité consternante d’un noyau d’environ trente fidèles aux offices shabbatiques.


Bref, il semble acquis, pour les instances de l’ULIF, que c’est le CA seul qui décide du projet de démolition de l’édifice historique de la rue Copernic, de la dépense des 500 000 € déjà versés aux deux cabinets d’architectes, et de celle des 15-20 millions d’euros pour le bâtiment moderne destiné à s’élever sur les décombres du lieu d’une valeur patrimoniale irremplaçable.


Notre combat devra donc se poursuivre…

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